Abidjan, le mercredi 06 mai 2026 (LDA)- Le taekwondo ivoirien s’enfonce dans la crise. Le climat entre le champion olympique Cheick Cissé et la Fédération Ivoirienne de Taekwondo (FITKD) continue de se détériorer.
Dans un communiqué publié le lundi 4 mai 2026, la FITKD a officiellement pris ses distances avec le Training Camp prévu le 9 mai prochain à l’Institut National Polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. La fédération a également appelé les clubs affiliés à boycotter l’initiative portée par l’athlète ivoirien.
Selon les organisateurs, cette décision fait suite à des échanges avec le secrétaire général de la FITKD, évoquant une saisine de l’instance internationale par l’Union Africaine de Taekwondo (AFTU) après un courrier adressé par Cheick Cissé. Malgré cette situation, les promoteurs du Training Camp 2026 ont confirmé le maintien de l’événement.
Au cœur de la polémique, le champion olympique ivoirien apparaît désormais comme la cible privilégiée de certains dirigeants de la Fédération ivoirienne de taekwondo (FITKD). En cause : ses ambitions supposées pour la présidence de l’instance, avec la volonté affichée de contribuer au renouveau de la discipline.
Selon Abidjan. Net , l'Assemblée générale du 28 décembre 2025 a notamment cristallisé les critiques. La modification des statuts imposant un âge minimum de 40 ans pour briguer la présidence de la fédération est perçue par plusieurs observateurs comme une manœuvre destinée à écarter de potentiels candidats plus jeunes, dont Cheick Cissé. Une décision jugée paradoxale dans un contexte où la Constitution ivoirienne autorise une candidature à la présidence de la République dès 35 ans.
Pour de nombreux acteurs du milieu sportif, cette crise traduit une profonde fracture entre une gouvernance accusée de verrouiller le pouvoir et une nouvelle génération désireuse d’insuffler un vent de modernité au taekwondo ivoirien.
Toujours selon la même source, en s’attaquant à l’un des plus grands symboles du sport national, le président de la FITKD, Jean-Marc Yacé, s’expose à une vague de critiques. Plusieurs voix dénoncent une gestion conflictuelle qui risque d’affaiblir davantage l’image d’une discipline autrefois locomotive du taekwondo africain.
Malgré les tensions, Cheick Cissé conserve le soutien d’une partie importante de l’opinion sportive ivoirienne. Fort de son palmarès et de son statut d’icône, le champion olympique incarne, pour beaucoup de jeunes athlètes, l’espoir d’un renouveau et d’une gouvernance plus ouverte au sein du taekwondo national.
Auteur: LDA Journaliste